4 raisons qui font que vous sentir « gros(se) » vous fait manger PLUS et non MOINS

23 Nov 2017 | Boulimie-Hyperphagie, Positivité corporelle, Troubles alimentaires | 8 commentaires

Je travaille avec des personnes qui n’arrivent pas à « se contrôler » face à la nourriture,

des personnes qui pensent à la nourriture en permanence,

des personnes qui essayent de rester fidèle à un régime ou à des idéaux alimentaires « sains » développés au fil des années,

mais qui,

peu importe ce qu’elles font,

finissent toujours par « sortir » de leur plan alimentaire,

à un moment ou à un autre,

indépendamment de leur volonté.

L’image corporelle a toujours sa part de responsabilité dans ce phénomène.

Les gens ne sont pas obsédés par la nourriture sans raison.

Le plus souvent, ils sont aussi hantés par l’idée d’essayer de contrôler leur poids.

À mesure que l’idéal de minceur de la société se répand,

un mythe dangereux se développe en parallèle :

ne pas être content de son corps serait « motivant », et s’accepter signifierait que nous allons prendre XX kilos.

Pardonnez moi mais ce mythe est vraiment foireux et j’aimerais rétablir la vérité :

détester son corps pousse à manger PLUS,

et non MOINS,

et ce pour quatre raisons :

1. Se sentir « gros(se) » nous fait manger « émotionnellement » car se sentir « gros(se) » est émotionnellement inconfortable.

C’est la manifestation d’un sentiment d’insécurité, de nervosité, de peur, ou de désespoir,

ressentie dans diverses situations,

et ces sentiments ne sont pas des sensations agréables à supporter.

Nous allons toujours chercher à nous apaiser et à nous réconforter,

et choisirons le plus souvent de le faire avec la nourriture (si la perte de poids est un de nos principaux objectifs).

L’alimentation « émotionnelle » est une réponse automatique chez beaucoup de régimeurs/régimeuses chroniques, et se sentir « gros(se) » est sans aucun doute émotionnel.

2. Quand nous nous sentons « gros(se) », nous arrêtons de faire les choses qui nous rendent heureux/heureuse, ce qui nous pousse à manger émotionnellement.

Lorsque nous nous disons « Je me sens trop gros(se) pour sortir ce soir » ou « Je ne devrais pas rencarder cette meuf/ce mec à ce poids »,

nous nous retenons de faire ce qui nous fait nous sentir bien,

et finissons par manger pour nous faire nous sentir MIEUX.

Ça ne vous est jamais arrivé de rester à la maison parce que vous vous vous sentiez trop « gros(se) » et de vous retrouver à manger le pot de glace entier devant la télé ?

Moi oui.

3. Se sentir « gros(se) » est la première étape du cycle régime/boulimie. 

C’est le moyen le plus évident et la plus violent de nous faire manger plus.

Je ne parle plus simplement de l’alimentation émotionnelle là.

Je parle des crises de boulimie et des compulsions qui sont totalement différentes et de bien plus douloureuses.

Les crises de boulimie sont ce qu’il se produit lorsque nous « sortons » de notre plan alimentaire.

Après nous être accroché à un régime aussi longtemps que nous le pouvions,

nous perdons pieds et sommes violemment éjecté dans une autre direction :

nous nous surprenons à avoir désespérément envie de nourriture et nous mettons à fouiller frénétiquement dans les placards de la cuisine ou dans le frigo,

en espérant que personne ne nous voit.

Les crises de boulimie sont une réponse directe à la restriction, et se sentir « gros(se) » engendre le plus souvent des comportements restrictifs.

4. Lorsque nous nous sentons « gros(se) », nous ne pouvons nous empêcher de juger nos comportements face à la nourriture, et les jugements envers la nourriture ont sur notre cerveau le même effet que les régimes.

N’avez-vous pas déjà pensé « Je ferais mieux de manger tout le pot de glace aujourd’hui, car mon régime commence demain » ?

C’est le message que votre cerveau entend lorsque vous jugez votre corps, et, par conséquent, vos choix alimentaires.

Votre cerveau va alors penser « Ça sent le roussi ! » et « Elle va bientôt nous ôter la nourriture. Il vaut mieux faire des réserves maintenant ! » et vous vous retrouvez à manger beaucoup plus que ce que vous ne le souhaitiez.

Là où je veux en venir c’est qu’apprendre à s’accepter tel que nous sommes est utile et non dangereux pour développer une relation saine avec la nourriture. 

En fait, se créer une image corporelle plus positive est essentiel (pour ne pas dire indispensable) pour en finir avec l’alimentation « émotionnelle » et les crises de boulimie.

Et maintenant je veux savoir… Vous êtes vous aussi déjà surpris(e) à manger PLUS lorsque vous vous sentiez « gros(se) » ?

Vous voulez normaliser vos comportements alimentaires ?

TÉLÉCHARGEZ MON EBOOK OFFERT !

Découvrez les 3 étapes INDISPENSABLES pour normaliser vos comportements alimentaires...

Pin It on Pinterest